Les portes voix des salariés et des patrons

Les portes voix des salariés et des patrons

Porte-voix des salariés ou des patrons, le rôle des syndicats revêt une grande importance, que ce soit au moment des discussions instaurées en amont de certaines réformes ou pour défendre les employés lésés suite à un plan de licenciement. Mais toutes les organisations ne sont pas sur la même ligne. Certaines sont plus enclines à faire des concessions au patronat quand d’autres, moins conciliantes, optent pour une stratégie tout à fait différente basée sur le rapport de force. Ces prochaines lignes permettront de les distinguer.

Les centrales « réformistes »

Forte de plus de 800 000 adhérents, la CFDT est le premier syndicat en nombre mais seulement le deuxième lorsqu’on prend en compte les résultats des dernières élections professionnelles et prud’homales (2013 et 2010). L’organisation épaule volontiers le gouvernement, puisqu’elle a notamment validé la très contestée réforme du travail. L’UNSA, la CFTC et la CFE-CGC se retrouvent généralement sur la même ligne réformiste que la CFDT. Ces trois syndicats comptent chacun entre 100 000 et 200 000 adhérents, ce qui en fait des formations relativement importantes dans le paysage syndical français.

Les centrales « contestataires »

Avec un peu moins de 700 000 adhérents, la CGT fait figure de principale force d’opposition dans sa catégorie avec bien entendu Force Ouvrière et son actuel dirigeant François Ruffin. La centrale de Montreuil figure régulièrement en tête de cortège, que ce soit pour marquer son refus de la loi travail ou de celle sur les retraites. Elle est rejointe dans cette stratégie par FO et ses 500 000 membres qui complètent le podium des syndicats les plus puissants du pays. FSU et Solidaires sont les deux autres formations qui rallient régulièrement cette ligne contestataire.

Organisations patronales

cgpmeLes patrons peuvent également s’appuyer sur plusieurs organisations représentatives. La plus connue d’entre elles est le MEDEF, qui parle pour près de 750 000 entreprises. Mais on peut également citer la CGPME (petites et moyennes entreprises), l’UNAPL (professions libérales) ou encore la FNSEA (exploitants agricoles).